Interview de Christophe BEAUX dans le journal « Les ECHOS » du 24/01/2014

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Monnaie de Paris – quai CONTI

« On parle de la « Monnaie de Pessac » tellement l’usine de la Monnaie de Paris, qui fête son cinquantième anniversaire dans la banlieue de Bordeaux, fait partie du paysage. Pour garantir son avenir, l’institution, née il y a 1.150 ans sous le règne du roi Charles le Chauve, et qui emploie 300 personnes à Paris et 200 à Pessac, doit pourtant se trouver de nouveaux marchés. Car, si l’institution exerce pour l’Etat la mission régalienne de frappe des pièces, elle est en concurrence pour d’autres activités. Comme celle remportée par appel d’offres pour entreposer une partie des euros fabriqués pour la Banque de France et qui a nécessité un investissement de 1 million d’euros dans un nouvel entrepôt de 600 mètres carrés permettant de stocker 800 millions de pièces. Une activité que le PDG de la Monnaie de Paris, Christophe Beaux, songe déjà à développer pour l’étranger :  « Pour des questions de rentabilité, nous fabriquons en très grands volumes, alors que les Etats n’ont pas forcément besoin d’autant de pièces en même temps. Surtout ceux dont les territoires connaissent des problèmes de sécurité. »

L’exigence de se diversifier est liée à la baisse de l’activité. L’usine de Pessac, qui a produit jusqu’à 3 milliards de pièces par an avec 400 personnes, n’en fabriquait plus que 1,5 milliard l’an dernier.  « Nous avons l’obligation de trouver de nouveaux marchés pour préserver l’emploi », explique Christophe Beaux. A Pessac, l’institution qui a employé jusqu’à 400 personnes a déjà prévu qu’une vingtaine de départs à la retraite ne seront pas remplacés d’ici à 2015.

Du Guatemala à l’Uruguay

Aujourd’hui, un quart des volumes frappés en Gironde prennent déjà la direction d’une quarantaine de pays comme le Guatemala, l’Uruguay ou le Bangladesh et la Monnaie de Paris réalise un tiers de son chiffre d’affaires de 60 millions d’euros à l’export. Mais si une Direction des monnaies courantes étrangères a été créée en 2010, elle doit faire face à une rude concurrence, provenant de pays ayant leur propre institution comme le Royaume-Uni, le Canada, la Finlande, le Japon et la Slovaquie.

La Monnaie a aussi ressorti une proposition, déjà repoussée en 2011 par la Banque centrale européenne, consistant à remplacer le billet de 5 euros par une pièce.  « Un billet a une durée de vie inférieure à 1 an, alors qu’une pièce est quasiment inusable. Une étude a montré qu’en remplaçant le billet de 5 euros par une pièce, l’Europe économiserait 10 milliards d’euros sur quarante ans », assure Christophe Beaux. »

Source: site du journal « les ECHOS ».

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