Le général BOULANGER et la numismatique satirique française

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Panneau de l’exposition du CNA « La numismatique de la Grande Guerre »

La France se trouve un porteur des espoirs de revanche sur l’Allemagne, Georges BOULANGER,  général et homme politique français (1837-1891) au lendemain de la défaite de SEDAN en 1870.

Brillant officier, général de division à 47 ans,  il commande de 1884 à 1885 le corps expéditionnaire en Tunisie. Ami personnel de Clémenceau, il soutient la cause républicaine et devient ministre de la guerre entre 1886-1887. Il acquiert une immense popularité en améliorant le sort de la troupe mais aussi grâce à des innovations techniques (adoption du fusil Lebel à répétition). Sa popularité est largement entretenue par son service de propagande qui relate dans des journaux ses moindres faits et gestes et diffuse son image sur tous les supports possibles.

Sa fermeté contre l’Allemagne, lors d’un incident diplomatique de frontière (affaire Schnaebelé), lui vaut dans le peuple le titre de général « la revanche », seul capable de s’opposer à Bismarck et de ramener l’Alsace et la Lorraine à la France.

En mai 1887, un nouveau cabinet est formé sans Boulanger qu’on envoie commander le 13éme corps d’armée à Clermont-Ferrand.

Les parisiens en colère tentent d’empêcher son départ.

Début 1888, Boulanger s’étant rendu à Paris malgré 30 jours d’arrêt, le gouvernement le met à la retraite, ce qui le rend éligible.

Toujours en 1888, suite à un scandale impliquant le gendre de Jules GREVY, Boulanger regroupe autour de lui tous les mécontents, quelque soit leur bord politique. Ils viennent de l’extrême droite  bonapartiste, militaristes comme DEROULEDE, jusqu’à l’extrême gauche du parti radical.

Les Boulangistes désirent établir un gouvernement fort et préparer la revanche. Le général entre alors au palais Bourbon, comme député du Nord.

Enfin, il est élu à Paris par 245 000 suffrages le 27/05/1889 mais n’ose pas donner l’ordre de marcher sur l’Elysée malgré l’appui de la foule, d’une partie de l’armée et de la police.

Le gouvernement se ressaisit et inculpe Boulanger de complot contre l’Etat.

Celui-ci s’enfuit alors en Belgique le 01/04/1889, et le 14/08/1889, il est condamné par contumace à la détention perpétuelle.

Le 30/09/1891, il se suicide sur la tombe de sa maîtresse, Marguerite de BONNEMAINS.

Si le boulangisme a été un feu de paille dans l’histoire de la 3eme république, il met bien en évidence l’esprit de revanche vivace contre l’Allemagne. Il a perduré et s’est amplifié jusqu’au début du 20éme siècle.

En ce qui concerne Napoléon III, la numismatique satirique servait à exprimer toute la colère et la rancœur contre celui qui a symbolisé la défaite de la France en se rendant aux troupes allemandes à SEDAN.

En revanche, la numismatique satirique boulangiste servait à des fins de propagande et à assouvir la volonté avérée du général BOULANGER d’accéder au pouvoir. Il n’existe aucune émission numismatique officielle relative au général BOULANGER, que ce soit en France ou à l’Etranger.

Le tableau réalisé par le CNA, qui fait partie intégrante de l’exposition 2014 sur la grande guerre et la numismatique, présente deux monnaies satiriques du général BOULANGER (réalisées sur une pièce de 5 francs et une pièce de 10 centimes) et une médaille correspondant à une émission privée sur ce même thème.

Le CNA travaille actuellement sur une mise en image de cette exposition, que nous espérons pouvoir vous présenter avant la fin de l’année 2015.

Source: Contribution de JOEL du CNA.

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