Taguer un billet: une pratique illégale dans l’eurozone.

7a8157d43c185a22c3fea18e034b0ee5-1428325534

Le site RTBF. be indique: « Le 27 février dernier décédait l’acteur qui jouait le célèbre personnage Spock dans la série Star Trek. L’occasion pour de nombreux Canadiens de remarquer la ressemblance entre le personnage et l’ancien Premier ministre Wilfrid Laurier, représenté sur leurs billets de 5 dollars. Ils sont même allés jusqu’à lui dessiner des oreilles pointues et des cheveux gominés. Une tendance presque virale est née et a trouvé son origine dans le détournement humoristique de billets. Quant à la banque nationale canadienne, elle ne peut que déplorer la situation, mais reste impuissante.

En Belgique par contre, la pratique est totalement interdite. Rodolphe de Pierpont, porte parole de Febelfin (Fédération belge du secteur financier), explique que les poursuites quant au griffonnage de billets de banque sont tout à fait prévues par la loi belge. « Le Code pénal prévoit bel et bien l’interdiction d’endommager volontairement des billets », explique-t-il. Mais ce n’est pas tout, la législation européenne interdit également la pratique, « puisque les euros sont émis au niveau des pays de l’Eurozone, et la Banque Centrale Européenne a prévu toute une série de règles pour éviter d’abîmer les billets », précise le porte-parole.

Interdite aussi, donc, la propagande via le dessin sur des billets de banques, comme cette série de petits bonshommes pendus dessinés par un Grec pour dénoncer l’austérité. « Non seulement c’est illégal, mais si le billet est fort abîmé, un commerçant pourrait le refuser tout simplement. Dans le cas où le billet serait vraiment très abîmé il pourrait perdre totalement sa valeur », commente Rodolphe de Pierpont dans une interview accordée à la chaine belge (voir ici).

S’ils arrivent jusqu’à la banque nationale, ces billets griffonnés sont retirés de la circulation. Chaque année, quelque 900 millions de billets passent dans les machines de tri de la banque nationale. Environ 10 % de ces billets, abîmés, ou tagués, sont détruits. »

Au delà de l’aspect ludique de ces détournements de moyens de paiements, il faut bien voir que le coût de remplacement des billets jugés impropres à la circulation est supporté par les banques centrales européennes et donc en définitif par les contribuables européens.

Or il faut toujours remettre les choses en perspective. Le paiement en cash n’a pas la faveur des banques notamment parce que le coût du recyclage des billets ne peut pas être facturé aux usagers de l’euro, professionnels et particuliers. Les banques sont, compte tenu des règles prudentielles mises en place depuis 2008, des entreprises de services. Comme a pu le dire un analyste financier de manière très simple: « dés que vous ouvrez une porte d’une agence bancaire, vous êtes facturé ». Pour le cash payment system c’est impossible. Donc les banques militent pour la suppression du cash en avançant notamment l’argument que c’est un vecteur de l’économie mafieuse et de la fraude fiscale (ce qui n’est peut être pas totalement faux). En réalité c’est une activité qui leur coûte de l’argent sans pour autant constituer une source de revenus tangible.

La guerre du cash fait donc rage et nous ne sommes pas au bout de cet affrontement!

e45827fb3b532bfbd42019797a94e824-1428325596

Source: RTBF.be

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s