Des contrefacteurs bulgares de pièces de 2€ arrêtés en Espagne.

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Fausses pièces saisies par la police espagnole (photo EL PAIS)

Pendant cinq ans, trois contrefacteurs bulgares ont commis exactement le même crime avec le même « modus operandi » rudimentaire. Ils ont fabriqué jusqu’à 12 000 fausses pièces de 2€ en un mois, avec des bouteilles de gaz de camping et du matériel de sidérurgie légère tel que des tours de précision. Le métal était récupéré dans des lots de ferraille ou des dépôts d’ordures.

Ces faux étaient ensuite utilisés par les aigrefins afin d’acheter des tickets de métro dans des distributeurs automatiques de la banlieue de Madrid. Ils introduisaient les pièces puis annulaient l’achat afin de pouvoir échanger les fausses pièces contre des vraies. Cette pratique a coûté prés d’un million d’euro à la régie des transports madrilène, selon les estimations a posteriori de la Banque d’Espagne.

Les fraudeurs, d’origine bulgare et tous âgés de plus de 50 ans, ne se connaissaient pas et n’avaient aucun lien entre eux. Chacun opérait de son côté.

En Juin dernier, la régie des transport avait alerté la police espagnole du fait de la présence d’un volume inhabituel de fausses pièces de 2€ dans les distributeurs de tickets de métro. La police a alors commencé à traquer le réseau. Les caméra du métro se sont révélées être un très bon auxiliaire pour permettre l’identification des auteurs de ces délits.

L’enquête  a tout de même duré près de six mois.

Ces monnaies artisanales ont réussi à déjouer les capteurs des distributeurs de tickets. Elles avaient notamment les dimensions et le poids exacts de la vraie pièce de 2€. Or,ces deux paramètres sont les premiers signes de sécurité qui permettent normalement de distinguer une vraie pièce d’une fausse.

Les trois délinquants étaient des récidivistes et avaient déjà un casier judiciaire pour délits de contrefaçon.

Ils risquent une peine de 8 à 12 ans de prison pour fabrication et recel de fausse monnaie.

Source: EL PAIS.

La police italienne fait une descente chez un faux monnayeur

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Le journal allemand Die Welt publie une video de la police italienne relative à une descente chez un faux monnayeur.

L’Italie abrite un certain nombre d’ateliers clandestins de fabrication de faux billets. Selon certains journalistes, des contre-façons du nouveau billet de 10€ seraient déjà en circulation.

Cette situation peut, notamment, s’expliquer par le fait que la fabrication de faux billets en Italie est un délit du point de vue du  droit pénal alors que dans d’autres Etats comme la France cette pratique constitue un crime. L’Etat italien est donc moins répressif que ses voisins.

Les forces de police européennes découvrent d’ailleurs qu’une nouvelle forme de tourisme se développe en Italie. Des résidents d’autres pays européens font en effet le voyage afin d’acquérir des liasses de faux billets qui seront ensuite mis en circulation dans leur pays d’origine avec l’espoir d’un gain substantiel.

Source: Die WELT.

Séminaire de lutte contre la contrefaçon de billets et pièces en euros…en Colombie

Il n’y a pas qu’en Europe que se joue la guerre contre les contrefacteurs d’euro.

L’euro est l’une des monnaies les plus contrefaites et la cible des criminels partout à travers le monde. L’Office européen de lutte antifraude (OLAF), qui joue un rôle important dans la protection de la monnaie unique européenne,  a organisé un séminaire de formation commune avec des membres des organes d’application de la loi en Colombie, en collaboration avec le Bureau du Procureur national de Colombie.

Le séminaire a été organisé à Pereira (Colombie) du 19 au 21 Mars 2014, avec l’objectif de fournir aux policiers colombiens de la CTI (Cuerpo Técnico de Investigación) et de la Police nationale une formation technique et tactique sur la protection des billets en euros et pièces contre la contrefaçon. La formation a réuni des responsables de l’application des lois de la Colombie et des experts de l’UE, y compris le personnel de la Banque centrale européenne (BCE), l’Office européen de police (Europol) et l’Etablissement Technique Européen et Centre scientifique (ETSC), qui est intégré à l’OLAF.

La formation a été financée dans le cadre du programme Pericles 2013 pour la protection de l’euro. Les actions de lutte contre les fraudes monétaires en Amérique du Sud sont identifiées comme une priorité dans la stratégie du programme Périclès. Cette région présente un risque accru de contrefaçon de coupures euro. Les participants au séminaire sont venus de la région de Risaralda, l’un des points chauds de la contrefaçon de monnaie en Colombie.

L’importance de l’assistance dans la lutte contre la contrefaçon de l’euro dans la région a été récemment mise en évidence par plusieurs opérations réussies contre les contrefacteurs en Colombie.

Ainsi, le 22 Mars 2014, la police colombienne (CTI) a arrêté les dirigeants d’une imprimerie clandestine à Bogota. Les policiers y ont découvert des contrefaçons d’euro, de dollars et de peso billets pour des valeurs totales respectives de 609 600€, de 900 140 USD et de 347 136 000 pesos colombiens.

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Source: site de l’OLAF.