Jeton touristique 2017 BERCK SUR MER

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Cette information nous a été transmise par l’office du tourisme de BERCK SUR MER:

« Nous mettons en vente ce samedi le nouveau jeton touristique de la Monnaie de Paris. Disponible par correspondance avec un chèque à l’ordre du Trésor Public et une enveloppe suffisamment affranchie pour le retour.
Envoyer votre demande à:
Office de Tourisme de Berck sur Mer – BP31 – 62601 Berck sur Mer cedex »

Source: Office du Tourisme de BERCK SUR MER.

Histoire du jeton en FRANCE (I)

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François, membre du CNA, se propose de retracer l’histoire du jeton en France.

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L’histoire du jeton commença en Grèce où une petite plaque de métal remplaça les pierres et les coquillages servant jusque là à faire des calculs sans écrire et continua à Rome sous la dénomination de « calculus  » (caillou).

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En France les jetons apparaissent sous Louis XI (fin 15ème siècle) sous les noms de  » gectoire « ,  » gettoire « , » jettons  » (du verbe jeter, car pour calculer on les  » jettait »). Les jetons étaient déplacés sur un comptoir dont la surface était divisée en lignes horizontales et verticales et prenaient des valeurs nouvelles en passant d’une colonne à l’autre.

Pendant 3 siècles, ils restèrent pièce à calculer, de cuivre ou de laiton ; puis en argent quand ils ne furent plus utilisés pour compter mais comme objet de gratification.

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Devenus le parent riche, ils n’étaient donc plus sans valeur. Outre l’honneur de les recevoir, c’était une attribution non négligeable pécuniairement devenant peu à peu un droit pour qui les recevait attaché à la personne et à la fonction. En particulier les rois et les Ministres comprirent vite le parti qu’ils pourraient en tirer en les distribuant.

Un grand soin fut dès lors apporté à l’élaboration des dessins et des légendes qui furent composés avec beaucoup de recherche. Ce fut une des tâches essentielles de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres où siégèrent de nombreux grands écrivains. Les rois et les princes apposèrent leur portrait, on y loua les différentes administrations, on grava les faits marquants de l’année et les victoires des armées : ils devinrent ainsi les témoins de l’Histoire.

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Administrations, corporations, clergé, grandes familles, municipalités, villes, provinces, toute la France fait graver en deux siècles quelques 15000 jetons différents.

Le jeton servit ainsi très tôt de véhicule à l’information, et même quand il n’avait plus son utilité première (les comptables l’ayant délaissé au profit de l’arithmétique), on continua d’en frapper par milliers.

Au XIXème siècle, l’usage du jeton perdure devenant « jetons de présence ». Avec l’ère industrielle commencent les grandes séries que nous connaissons, Caisses d’Epargne, Banques, Assurances, Notaires, Chambre de Commerce etc…

Le XVIème siècle, sous le règne d’Henri IV fut l’occasion de  » parler  » au bon peuple. Son ministre Sully, très cultivé, chercha avec l’aide de poètes, humanistes et hommes d’Eglise, des devises en puisant dans les œuvres grecques et latines. Celles-ci furent frappées sur les jetons,   elles devaient parler d’elles-mêmes, être agréables et spirituelles, dire les choses avec élégance et finesse y compris lorsque le sujet était grave.

Les mythologies grecques et romaines et leurs nombreux dieux et de déesses, ont inspiré les graveurs du XVIème. De même les poèmes d’Ovide, Virgile, Horace fournirent les devises pour traduire le sentiment royal.

C’est à la même époque qu’apparaît le jeton d’argent. C’est son revers qui est intéressant, c’est lui qui est gravé d’emblèmes ou d’allégories par les plus grands artistes de l’époque. C’est donc le revers qu’il faut considérer comme la face la plus typique de la pièce. L’avers, quant à lui, représente l’effigie du monarque ou d’un personnage important du royaume.

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François.