Les premiers dinars or de l’Etat Islamique mis en circulation

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Dinars or émis par l’EI

Au début du mois de juillet 2016, l’Etat Islamique a déclaré mettre en circulation les premières monnaies en or qu’il entend émettre en tant qu’Etat souverain.

Les pièces seraient copiées sur le dinar du califat de Uthman. Ces pièces avaient été frappée vers l’an 650.

La monnaie porte la mention «État islamique» et « Un Califat fondé sur la doctrine du prophète », à l’avers de la pièce.

Les pièces de monnaie, actuellement libérés en quantité limitée, doivent être principalement utilisé par les commerçants dans l’industrie pétrolière, dans les zones sous contrôle de l’Etat islamique.

Le Dinar d’or a un poids de 4,25 grammes, soit 21 carats d’or, pour une contre-valeur d’environ $ 163 USD au taux de change actuel.

Selon les images diffusées fin du mois dernier, Deux versions de la pièce semblent avoir été frappées, une avec une carte du monde et un autre avec des gaines de blé, cette dernière illustration étant une référence coranique.

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Selon le quotidien Al-Qods Al-Arabi, basé à Londres, le « Dinar or » de l’EI  est destiné à remplacer le dollar des US dans les transactions usuelles dans les zones contrôlées par l’EI.

Cette monnaie  protégerait les musulmans, selon l’EI, et les empêcheraient  de devenir « une proie facile dans les mains des juifs et des croisés ».

Source: BRETTBART/ZAID Benjamin

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L’Etat Islamique proscrit les paiements avec des billets syriens sur son territoire

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Billet de 1 000 livres syriennes – crédits photos wikipedia

L’interdiction de deux billets de 500 et 1000 livres, émis par le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad, par l’Etat Islamique est perçue comme une étape de plus sur le chemin de l’acquisition d’une réelle souveraineté de l’EI sur les territoires qu’il contrôle.

Pour mémoire, nous avions indiqué dans un article précédent (voir ici) que l’Etat Islamique entendait frapper ses propres pièces en or, argent et cuivre (cupro-nickel).

Mais ces monnayages ne sont que peu ou pas utilisés dans les territoires qu’il contrôle.

A Raqqa, considérée comme la capitale de l’EI, il est maintenant interdit d’utiliser les deux billets de banques émis en 2013.

Pour le moment, ces billets doivent être remplacés par d’anciennes coupures de plus faibles valeurs faciales. Ce recours à des coupures syriennes plus anciennes est donc un aveux implicite de l’EI de son incapacité à mettre en place  sa propre monnaie métallique. D’ailleurs, l’EI ne parle même pas de mettre en place sa propre monnaie fiduciaire. Le pourrait il?

Un règlement de l’EI sur la question a été diffusé auprès des opérateurs locaux du « cash payment system ». Ce dernier précise notamment aux commerce de change que  » Nous (EI) avons décidé … d’interdire l’utilisation de la monnaie nouvellement émise par le régime alaouite (billets de 500 et 1000 livres syriennes) sur notre territoire, à partir du 27/09/2015. Les opérateurs de change ne devraient pas l’utiliser ou l’échanger…Tous ceux qui s’opposent à cette disposition seront punis, à partir du 14/11/2015 « .

Un responsable de la police religieuse de l’EI a déclaré:  « Nous avons interdit la circulation (de ces billets) afin de protéger les musulmans de pertes financières.  Il y a d’autres coupures fiduciaires que les gens peuvent utiliser.  Nous voulons qu’ils échangent ces billets de banque nouvellement émises contre d’autres.. De sorte qu’ils ne perdent pas d’argent, surtout s’ils veulent les utiliser en dehors de la Syrie ».

Cette mesure affecte les hommes d’affaires, les propriétaires de magasins et les employés qui ont thésaurisé toutes leurs économies sous forme de coupures de ces deux valeurs fiduciaires, à forte valeur faciale.

Les habitants de Raqqa affirment également que la mesure vise à assurer en réalité le monopole des changeurs liés à l’EI sur  le commerce de change concernant ces deux valeurs, devenu illégal.

Si l’émission à terme dune monnaie propre à l’EI voyait concrêtement le jour et que l’utilisation de toute autre monnaie était interdite de manière stricte, cela se traduirait probablement par la ruine de nombreux épargnants dans la zone territoriale qu’il contrôle. Ce qui serait à coup sûr un mauvais calcul politique à plus long terme…

Source: International Business Times