Le Club Numismatique d’Argenteuil en visite à la Maison Léon Losseau de Mons (Belgique)

La Province de Hainaut a conduit un important travail de restauration et de mise en valeur  de ce  magnifique hôtel particulier de style Art Nouveau, rue de Nimy à Mons, où vécut Léon Losseau, (1869/1949).

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Ce Docteur en Droit de l’Université de Liège, avocat au Barreau de Mons, ne plaide que pour défendre la cause des humbles et des déshérités. Grand érudit et collectionneur, notamment de livres et de médailles, il jouit d’une très grande aisance matérielle et a recueilli au cours de sa vie une immense collection d’objets d’art, de livres et de médailles des plus grands graveurs belges et français.

Sa collection numismatique recèle quelque 10858 objets, accumulés méthodiquement entre 1895 et 1947. Elle permet de retracer l’histoire de la numismatique belge de 1830 jusqu’à la seconde guerre mondiale, mais contient aussi des œuvres d’autres grands médailleurs, tels Roty, Dupuis, Chaplain, Dammann…

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Léon Losseau ne se contentait pas d’accumuler des médailles. Il s’intéressait aussi aux différentes étapes de la fabrication de ces objets comme en témoignent les fontes de bronze et autres plâtres conservés dans sa maison. Exigeant, Léon Losseau parcourt les salles de vente, fait appel à des commanditaires et n’hésite pas à demander que l’on refrappe expressément une médaille, si elle manque à sa collection.

Dans sa maison, conservée telle qu’il l’a lui-même conçue et décorée, l’exposition « Une œuvre d’art au fond de la poche » invite à pénétrer dans son monde et celui de son ami, le célèbre sculpteur-médailleur belge Godefroid Devreese .

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Godefroid Devreese, sculpteur de formation, réalisa – fortuitement dira-t-il – sa première médaille en 1895. Bientôt reconnu comme le plus grand artiste de ce début du XXème siècle dans cette discipline, il en réalisera plus de quatre cents. Elles se retrouvent toutes dans la collection de Léon Losseau.

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La commissaire de l’exposition, Raphaèle Cornille, que nous remercions pour sa disponibilité, nous a guidés à travers les différentes salles de cette exposition, en nous faisant largement profiter de son érudition.

Une scénographie adaptée, avec en particulier de grands médaillers muraux restaurés, renvoyant à l’univers de la bibliothèque et du cabinet de curiosités, nous a permis d’aborder les préoccupations et les passions de Léon Losseau, comme l’Art nouveau, d’apprendre l’épisode de la découverte de l’édition originale d’Une Saison en Enfer d’Arthur Rimbaud, et, pour nous numismates, d’admirer une magnifique collection de médailles !

Prochaine visite guidée:  Samedi 25 mars à 14h.

La Fondation Losseau vous convie à une visite guidée exceptionnelle menée par Raphaèle Cornille, commissaire de l’exposition, au cœur de la plus grande collection privée de médailles en Belgique, celle de Léon Losseau.
Prix visite/personne : 7€

Maison Losseau
Accès rue de Nimy 39
7000 Mons
Tel: +32(0)65/339.880

Source: JOEL, membre du CNA.

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Exposition à MONS consacrée au graveur-médailleur GODEFROID DEVREESE

Une vidéo sur le lieu de l’exposition: la Maison LOSSEAU

« Une œuvre d’art au fond de la poche », parcours dans l’œuvre du médailleur

Godefroid Devreese à travers les collections de Léon Losseau.

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Un virus transmis par papa…

Collectionneur de médailles dès son enfance, Léon Losseau recueillit en outre dans son hôtel particulier de la rue de Nimy, entre 1895 et 1947, près de onze mille objets d’art, œuvres des plus grands médailleurs belges et français.

Cet ensemble hors du commun, s’il présente un intérêt esthétique considérable, permet donc de suivre aussi le cours de l’histoire numismatique belge depuis la naissance de l’Etat en 1830 jusqu’à la seconde guerre mondiale.

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Au-delà du beau…

Fidèle à son tempérament perfectionniste et obstiné, à son insatiable curiosité et à son goût pour la technique, Losseau ne se contenta pas « d’accumuler » des médailles. Il s’intéressait aux différentes étapes de la fabrication de ces objets, comme en témoignent les fontes de bronze et autres plâtres conservés dans sa maison. Les dossiers d’archives relatifs à ses travaux de recherche le démontrent à suffisance, il étudiait avec application l’histoire de la numismatique et s’intéressait aux grands artistes de cette discipline.

Parmi ceux-ci, son ami intime Godefroid Devreese, sculpteur de formation, qui réalisa – fortuitement dira-t-il – sa première médaille en 1895. Reconnu comme le plus grand artiste du genre au début du XXème siècle, il réalisa plus de quatre cents médailles, toutes prenant place dans la collection de Léon Losseau.

Les deux faces …

Si le propre de la médaille est d’être une œuvre d’art en théorie reproductible et facilement transportable, Losseau ne conservait pas longtemps ses acquisitions au fond de la poche de sa robe de chambre. Il aimait en effet partager les belles choses avec ses amis, et sa maison de la rue de Nimy a toujours constitué pour lui l’écrin idéal. Meubles et tableaux médaillers construits sur mesure lui permirent ainsi d’exposer une partie de sa collection aux yeux de tous. Losseau poussait souvent la coquetterie jusqu’à acquérir ses médailles en double exemplaire afin d’en laisser admirer le droit et le revers.

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Parce que c’était lui…

L’amitié sincère qui unit Losseau et Devreese durant plus de 40 ans reste ainsi gravée parmi les décors de l’hôtel particulier de la rue de Nimy, du hall d’entrée à la salle à manger que Losseau se plaisait d’ailleurs à appeler la « salle Devreese ». Le parcours conçu par Losseau présente de façon chronologique l’œuvre médaillistique de l’artiste ixellois.

En 1927, Léon Losseau entreprit de rédiger le catalogue de l’œuvre complète de Devreese, mais la seconde guerre mondiale et la disparition de son ami, qui collaborait à ce projet, empêcheront l’avocat montois de le mener à bien.
L’exposition « Une œuvre d’art au fond de la poche » vous permet de découvrir la collection de Losseau et l’art de Devreese en passant des salles d’expositions de la maison Bourlard, où vous est proposée une « lecture » contemporaine du sujet, au rez-de-chaussée de la maison classée où ont été restaurés les tableaux et meubles médaillers de Losseau, tels qu’il les avait lui-même organisés.

Commissaire de l’exposition : Raphaèle Cornille, Responsable des Collections iconographiques au Mundaneum.

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En périphérie de l’exposition, un cycle d’activités variées, pour tous les publics :

Les samedis 25 février et 25 mars à 14h.
La Fondation Losseau vous convie à 3 visites guidées exceptionnelles
menées par Raphaèle Cornille, commissaire de l’exposition, au cœur de la plus grande collection privée de médailles en Belgique : celle de Léon Losseau.
PAF : 7 euros.

Samedi 11 février, du 10h à 17h
Atelier de confection de médailles. Pour petits et grands à partir de 6 ans. Sous la houlette de Françoise Gutman, vous serez amenés à façonner, couler, graver votre propre médaille, œuvre d’art de poche, au décor de votre choix.

Cette activité vous est proposée en collaboration avec le Secteur Education permanente de la Province de Hainaut.
Prière de se vêtir de façon adéquate (activité salissante).
Les collations de midi sont à la charge des participants.
PAF : 10 euros, comprenant le matériel nécessaire à la confection des médailles, le petit café.
4 euros pour les enfants jusqu’à 12 ans.

Maison Losseau
Accès rue de Nimy 39
7000 Mons
+32(0)65/339.880

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Source: Province de HAINAULT.

Médaille en bronze gravée par Victor Janvier et frappée pour l’exposition universelle de Paris en 1889.

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Cette médaille représente le pavillon de l’Exposition Collective de l’industrie du Gaz de l’exposition universelle de 1889, qui s’est tenue à PARIS cette année là.

Revenons un peu en arrière : l’ampoule électrique a incandescence à été inventée en 1879 par Thomas Edison. Il installa 1000 lampes dans les halls de l’Exposition Internationale d’Electricité de PARIS de 1881. Elles éclairaient toutes en même temps et furent, sans conteste, une des attractions de cette manifestation. Ce fut pour Edison un tremplin médiatique inespéré. Et pour l’industrie du Gaz, l’arrivée d’une concurrence lumineuse moins « détonante »!

Néanmoins, en 1889,  le gaz ne déserte pas la lutte contre son redoutable adversaire, l’électricité. Il a pour lui l’avantage d’une situation acquise, des installations en place. Il prétend en outre offrir des ressources encore ignorées, et c’est pour montrer l’emploi de ces ressources, qu’a été construit au Champ de Mars, au pied de la Tour Eiffel, un élégant pavillon dont les dépenses ont été supportées par la collectivité des industries du gaz en France.

Dame ! on s’est saigné aux quatre tuyaux pour prouver que petit bonhomme de gaz vit encore, et appuyé de crédits suffisants, l’architecte M. Pieq a fait très joliment les choses : il a édifié un ravissant hôtel Renaissance tout blanc et ajouré de larges verrières, dans lequel le gaz est appliqué sous toutes ses formes : à l’éclairage, au chauffage, à la ventilation. Il fait même tourner des moteurs… mais cela me semble maladroit, parce que le premier soin d’un propriétaire d’hôtel qui possède un moteur à gaz est de s’en servir pour produire l’électricité pour l’éclairage.

Le soir, le palais flamboie par toutes ses ouvertures, le dôme qui le surmonte et qui est lui-même surmonté d’une sphère, n’est qu’un grand incendie de lumière blanche qui se reflète dans la pièce d’eau voisine. C’est une très jolie demeure, très fin de siècle, je dirai même très vingtième siècle, si elle n’était élevée à la gloire du gaz d’éclairage qui, dans dix ans, sera allé rejoindre les vieilles lunes.

Source: Joel (membre du CNA) et Livre d’or de l’exposition.

Médailles sur le thème des sciences et techniques

Nous vous présentons une première médaille, gravée par Albert David, qui est à l’effigie du génial inventeur, Edouard Belin (1876-1963), presque oublié aujourd’hui.
Sur le revers, une citation de Paul Claudel fait référence à son invention, le belinographe (ancêtre du fax), qui dès 1907 permettait la transmission d’images à travers le monde en utilisant les lignes téléphoniques ou plus tard, les ondes de la TSF.
Ce procédé fut très utilisé par toutes les rédactions de presse du monde, dès les années 1920 et jusque dans les années 1980, après avoir été perfectionné et amélioré par la cellule photoélectrique.
Edouard Belin par Albert David
Une seconde médaille, en bronze argenté et gravée en 1927 par Paul Marcel Dammann, a été remise à Edouard Belin en 1953 par l’association générale des auditeurs et téléspectateurs dont il était le président (honorifique?). Cette superbe médaille représente la déesse Iris, messagère des dieux dans la mythologie grecque. Héra avait pour elle une affection sans bornes, parce qu’elle ne lui apportait jamais que de bonnes nouvelles!
IRIS L'Association G+®n+®rale des Auditeurs et T+®l+®spectateurs +á son Pr+®sident Edouard Belin par P.M. Dammann 1953
Mais dans le cas présent, elle est l’allégorie des ondes de la TSF,  parcourant l’éther. En effet, la télégraphie sans fil était en plein développement dans ces années 1920.
Sur l’autre face figure le globe terrestre encadré dans une antenne radio environnée d’étoiles et posée sur des éclairs.
C’est le russe Alexandre Stefanovic Popov de Saint Petersbourg qui, vers 1890, eut l’idée de raccorder son poste récepteur radio primitif au câble de la descente d’un paratonnerre afin d’en augmenter la sensibilité. C’est ainsi qu’il inventa l’antenne long-fil.
Edouard Belin pensait déjà à la transmission d’images animées (l’idée lui était venue dès 1896, après avoir découvert le cinématographe des frères Lumières), préfigurant la télévision.
Mais ceci est une autre histoire!
Source: Bureau du CNA.

Médaille d’OSCAR ROTY de la première exposition internationale d’électricité de 1881

OSCAR ROTY n’est pas seulement un graveur de monnaies de circulation et notamment de la fameuse semeuse.

Il a également réalisé de nombreuses médailles. Parmi celle-ci on compte notamment la médaille gravée à l’occasion de la première exposition internationale d’électricité qui se déroula à Paris en 1881. Pendant cette manifestation se tenait le premier Congrès international des électriciens, qui fut l’occasion de nombreuses communications scientifiques et techniques.

Exposition internationale d'électricité médaille

C’est pendant ce congrès que furent nommées les principales unités des composantes des circuits d’électricité comme l’Ampère pour l’intensité du courant, le Volt pour la tension, l’Ohm pour la résistance des conducteurs, entre autres. De grands savants comme Siemens et bien d’autres, participaient à ce congrès.

Source: bureau du CNA.

Médailles sur le thème de l’électricité (2)

Pillet
Voici deux jolies médailles en bronze assez courantes de Charles PILLET, sans date et à la gravure identique, à un détail près. En regardant attentivement, on se rend vite compte que les textes circulaires sur fond de paysage des revers sont différents. Ceci permet une approche, certes assez large, des dates d’attribution à leurs bénéficiaires dont le nom est gravé dans le cartouche (mais flouté ici) après 25 ou 30 ans de labeur dans une des entreprises de ce syndicat d’industriels de l’électricité.
En effet, le Syndicat Professionnel des Industries Electriques a été créé en 1879 et, en 1925, il est devenu le Syndicat Général de la Construction Electrique. Donc on peut dire que la médaille de gauche a été frappée et attribuée jusqu’en 1925 et celle de droite, l’a été après et jusqu’au moment (dans les années 50?) ou la gravure de Charles PILLET a cédé la place à celle de Ray PELLETIER. Sur cette nouvelle médaille, figure toujours une allégorie de l’électricité mais le revers montre des ouvriers travaillant dans un atelier, à la fabrication de stators d’alternateurs.
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Source: A.M.

Médaille grand module – Thématique de l’Electricité – Compagnie des Eaux et de l’Electricité de L’Ouest Africain et exposition « houille blanche » de 1925

Les collectionneurs de médailles se spécialisent souvent sur une thématique particulière.

L’une de celles-ci est le thème de l’électricité. En effet, la production de médaille sur ce thème est abondante que ce soit pour célébrer un nouveau procédé technique, la mise en exploitation d’un site ou simplement pour commémorer une date importante dans l’histoire d’une société d’exploitation du secteur de la production d’énergie électrique.

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C’est le cas pour cette médaille grand module en bronze florentin frappé par la Monnaie de Paris. Elle commémore plus particulièrement la mise en service de l’usine de la centrale thermique de DAKAR en 1910 ainsi que la compagnie d’exploitation propriétaire du site, la compagnie des eaux et d’électricité de l’Ouest africain.

Une belle médaille qui est une représentation classique de style art déco.

Elle a été émise en 1954.

Exposition Internationale de la Houille Blanche et du Tourisme Grenoble 1925 par Ch.Pillet

La médaille de Charles PILLET consacrée à l’exposition internationale de la houille blanche et du tourisme de 1925 est un autre exemple de médaille sur ce même thème de collection.

Deux manifestations commémorent à Grenoble les 90 ans de cette exposition en ce moment.

Source: Bureau du CNA.

Médaille de la Grande Guerre de la Monnaie de Paris

A l’occasion du 100 ème anniversaire de la Grande Guerre, la Monnaie de Paris a émis une médaille en bronze monétaire, d’un diamètre de 81mm et d’un poids de 370g.

La gravure de cette dernière est très réussie, en particulier la reproduction au revers d’une carte d’Etat Major avec une vue synthétique de la campagne de 1914 sur le  front de l’Ouest.

Le tirage est annoncé à 1914 exemplaires et à un prix de 100€ TTC sur la boutique de la Monnaie de Paris.

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Source: Monnaie de Paris.